le poirier à poiré


S’il n’a jamais existé de forêt de poirier , les poiriers étaient disséminés dans les forêts d’Europe tempérée ( Pyrus Silvestris).

Le poirier du Mont Sinaï ( pyrus sinaï) , le poirier de perse ( pyrus persica), le poirier à feuille de saule (pyrus salicifolia), le poirier des neiges ( pyrus nivalis), le poirier commun ( pyrus communis), toutes ces  espèces appartiennent à l’ancien continent.

Le poirier commun ( pyrus communis) est le plus répandu car depuis longtemps cultivé, il a été sélectionné au fil des sciècles pour la qualité de ses fruits.A l’intérieur de cette espèce, par croisement naturel et par sélection sont apparues de très nombreuses variétés. Déjà Virgile en cite trois dont la crustumium qui était la plus estimée. Cette sélection s’est effectuée pour la saveur du fruit mais aussi selon la destination : poire à couteau, poire à poiré, poire à cuire, poire à tapée. les poiriers ont été sélectionnés et les meilleurs conservés par le greffage. On notera aussi que le bois du poirier était très apprécié par les ébénistes et les sculpteurs notamment pour sa couleur proche de la peau humaine.

Aujourd’hui ont retrouvent encore des traces du vécu ancien des plantations de poiriers , car par chance, le poirier est un arbre qui peut vivre très longtemps. Les plus vieux poiriers connus dépassent les 400 ans.



Le poirier de keranfaro à Taulé (29) , un des plus colossaux de France


Les variétés telle que : la william, la conférence, la beuré …. pour les plus connues , sont bien évidemment des poires   à couteau , c’est à dire bonne à manger. Ces variétés savoureuses ont vus leurs origines sous le règne de LOUIS XIV, un grand amateur de poire, elles se sont ensuite perpétuées  jusqu’à nous par greffage.

Greffée sur cognacier, elles sont cultivées en basse tige dans les vergers , en espalier dans les jardins pour obtenir de plus gros fruits , faciles à récolter.

Quant aux variétés à poiré, à l’inverse ce sont de grands arbres qui étaient cultivés en haute tige. A l’exception de la Basse Normandie , on ne retrouve dans les autres régions françaises que quelques vénérables parfois gréffés qui témoignent de l’intérêt que portaient nos ancêtre pour le poiré et l’alcool de poiré.